
Malgré une forte concurrence étrangère, l’industrie alimentaire se maintient, en particulier grâce aux innovations pensées et élaborées pour le consommateur pressé, en quête de sécurité et d’authenticité (plats cuisinés par les plus grands chefs, aliments biologiques, produits présentés dans un packaging "à l’ancienne") et manque même de main d’œuvre. Ses besoins concernent essentiellement les fonctions technico-commerciales et celles liées à la production. L’automatisation croissante des process a également créé des besoins dans les services connexes à la production : logistique, qualité, achats, maintenance.
Particularité du secteur, l’avantage est donné aux profils bac + 2 (62 % des offres d’emploi en 2005) appréciés pour leurs acquis professionnels, et parce qu’ils sont susceptibles d’occuper plus longtemps les nombreux postes offerts par les PME du secteur, souvent situées en province.
En revanche, au niveau ingénieur, le nombre de candidats est bien supérieur à celui des offres d’emploi. En cause, les faibles investissements des PME dans la R&D. Mais avec le départ des papy-boomers dans les prochaines années, de nombreux postes d’encadrement intermédiaire devraient se libérer pour les jeunes bac + 5.
Quant aux femmes, elles investissent de plus en plus les écoles d’ingénieurs en agronomie (60 % des promotions de certaines écoles). Pour l’heure, on les trouve en majorité à la transformation et à la qualité.

Pour travailler dans les industries alimentaires, il existe toute une palette de formations allant du CAP au diplôme d’ingénieur et correspondant à différents métiers (logistique, production, maintenance, qualité...). Au niveau bac + 2, le plus recherché dans le secteur, on recense une douzaine de BTS, autant de DUT et 8 BTSA (brevets de technicien supérieur agricole). Parmi les spécialités les plus prisées citons le BTSA industries agroalimentaires, les DUT qualité, logistique industrielle et organisation (ex organisation et génie de la production), DUT génie biologique option industries alimentaires et biologiques, DUT génie du conditionnement et de l’emballage. En maintenance, le BTS électrotechnique, le BTS mécanique et automatismes industriels ou le BTS maintenance industrielle assurent une bonne insertion.
A l’IFRIA Bretagne, les admis peuvent opter pour un cursus en apprentissage et allier ainsi expérience professionnelle et haut niveau de qualification. Notons, enfin que de nombreuses formations sont accessibles en contrat de professionnalisation