lundi 28 novembre 2011

Fiche métier policier

  • Niveau d'accès : bac + 3
  • Salaire débutant : 1412 €
  • Statut(s) : Statut fonctionnaire
  • Synonymes : Lieutenant
  • Métiers Associés :

    Officier(ère) de police judiciaire de la police nationale (corps d'encadrement et d'application),
    Officier(ère) des compagnies républicaines de sécurité (CRS),
    Personnel de commandement et d'encadrement des compagnies républicaines de sécurité (CRS)


Nature du travail

Différentes affectations

Fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, l'officier de police peut être affecté dans un commissariat, à la police judiciaire (PJ), dans une compagnie républicaine de sécurité (CRS), aux renseignements généraux (RG), à la Direction de la surveillance du territoire (DST), au contrôle de l'immigration...

Enquêter, opérer sur le terrain

Adjoint du commissaire, il est chargé de conduire des enquêtes, de commander les opérations de terrain et d'effectuer certaines missions de surveillance. De l'investigation aux interrogatoires, en passant par les filatures et les interpellations, il participe à toutes les actions nécessaires pour résoudre une affaire, démanteler un trafic, trouver une information...

Consigner faits et gestes

Si l'action caractérise son métier, sa fonction comprend aussi de nombreuses tâches administratives. Coups de téléphone, visites, perquisitions, auditions... toutes les actions menées lors des enquêtes sont consignées par écrit dans des procès-verbaux. Devant son ordinateur, l'officier enregistre donc régulièrement ses faits et gestes.

Compétences requises

Meneur d'hommes et rigoureux

Placé sous les ordres d'un commissaire, l'officier dirige une équipe de policiers gradés et de gardiens de la paix.Les missions d'enquête, de renseignement et de surveillance demandent de la rigueur, de la patience et du bon sens. Réactivité et clairvoyance lui sont aussi nécessaires pour prendre les bonnes décisions.

Courageux et psychologue

Confronté à la violence, à la détresse, au danger... l'officier de police doit avoir les nerfs solides et un bon équilibre personnel. Au contact des délinquants et des victimes, il doit prêter une oreille attentive à ses interlocuteurs et faire preuve de psychologie pour mener à bien ses interrogatoires.

Lieux d’exercice et statuts

Alternance terrain-bureau

En uniforme ou en civil, toujours armé, ce fonctionnaire du ministère de l'Intérieur partage son temps entre son bureau et le terrain pour mener ses enquêtes. Dans la même journée, il peut auditionner des plaignants ou des délinquants, assurer une filature, rendre compte au procureur...

Horaires chargés

Suivant son service d'affectation, il peut avoir des horaires décalés et travailler la nuit. Tout officier de police connaît les « planques » pouvant aller de quelques jours à plusieurs mois. Et lorsqu'il est chargé d'une affaire, les heures supplémentaires peuvent s'accumuler.

Salaire

Salaire du débutant

1412 euros brut par mois.

Intégrer le marché du travail

Peu de postes

Les quelque 12 000 officiers de police (dont 18 % de femmes) sont recrutés sur concours (47 postes en 2009) du ministère de l'Intérieur. Les postes concernent en majorité les commissariats, surtout en région parisienne et dans les grandes villes.

Évolution de carrière

La promotion interne permet de gravir les échelons. Après 5 années de service, un officier peut devenir capitaine, puis accéder au grade de commandant. Enfin, il peut également passer le concours interne de commissaire de police s'il justifie de 4 années d'expérience.

Accès au métier

Pour devenir officier de police, il faut passer un concours d'entrée suivi d'une formation spécifique.

Niveau bac + 3

  • Concours d'officier de police : accessible aux candidats âgés de 35 ans au plus et titulaires un bac + 3, de préférence en droit.
  • Formation d'officier de police : d'une durée de 18 mois, elle se déroule à l'École nationale supérieure des officiers de police (ENSOP) de Cannes-Écluse (77). Elle alterne cours théoriques et stages (en commissariat). À la fin de leurs études, les élèves jugés aptes sont titularisés dans le grade d'officier de police. Leur affectation se fait en fonction de leur rang de classement et des postes proposés par l'administration. Ils s'engagent à servir l'État pendant 5 ans.

Fiche métier gendarmes

  • Niveau d'accès : bac ou équivalent
  • Salaire débutant : 1366 €
  • Statut(s) : Statut fonctionnaire
  • Synonymes : Sous-officier de gendarmerie
  • Secteur(s) professionnel(s) :

    Armée - Sécurité

Nature du travail

Traquer les infractions

Dans la police judiciaire, le gendarme constate les infractions à la loi (vols, trafic de drogue, meurtre...). Il rassemble les preuves et recherche les auteurs des infractions. Après avoir suivi la formation d'officier de police judiciaire, le futur gendarme peut être affecté dans une unité de recherche dont l'objectif principal est la lutte contre la moyenne et grande criminalité (homicide, enlèvement, proxénétisme, blanchiment d'argent, extorsion de fonds, vols à main armée...)

Assurer la sécurité publique

Dans le domaine de la police administrative, l'objectif essentiel est la sécurité publique. Elle concerne plus particulièrement la gendarmerie départementale. La sécurité publique recouvre un vaste domaine allant de la surveillance générale aux missions de police de la circulation routière, en passant par la recherche du renseignement et les missions de secours et d'assistance. Le gendarme surveille donc les routes, assure des missions de prévention routière, intervient en cas d'accident mais aussi auprès de la police de l'air, de la police des frontières et des ports, de la police rurale...

Les escadrons de gendarmerie mobile destinée à assurer le maintien et le rétablissement de l'ordre en toute circonstances, participent à la sécurité publique générale aux côtés de la gendarmerie départementale.

Défendre les intérêts nationaux

Dans le cadre de la défense militaire, le gendarme contrôle les armes conventionnelles et les systèmes d'armes nucléaires, recueille des renseignements, protège l'individu. Il peut aussi être engagé pour effectuer des opérations à l'étranger ou pour assurer la police militaire. Il répond ainsi à des degrés divers aux grandes missions de défense : dissuasion, prévention, protection et projection.

Se spécialiser

En unité spécialisée (groupement d'intervention de la gendarmerie nationael (GIGN), peloton de gendarmerie de haute montagne, brigade fluviale...), les gendarmes occupent des postes nécessitant une formation particulière : plongeurs, pilotes d'hélicoptères, parachutistes, spécialistes de montagne, maîtres-nageurs sauveteurs...

Quant aux sous-officiers du corps de soutien technique et administratif, ils sont les spécialistes de la gendarmerie. Ils peuvent exercer dans l'un des domaines suivants : administration et gestion du personnel, gestion logistique et financière, affaires immobilières, restauration collective, auto-engins blindés, armurerie et pyrotechnie, imprimerie, infirmiers...

Compétences requises

Discipliné et altruiste

Militaire de carrière, le gendarme respecte la hiérarchie et apprécie la discipline. Au service des citoyens, il doit posséder le sens du devoir, faire preuve d'honnêteté et d'altruisme, ressentir de l'intérêt pour le rôle que lui confie l'État.

Responsable et disponible

Le gendarme travaille dans un esprit de coopération et est capable d'affronter toutes sortes de situations : accidents, décès, situations de détresse... Dynamisme, esprit de décision et bonne condition psychologique et physique lui sont indispensables. Souvent appelé à se déplacer, il doit se montrer très disponible.

Lieux d’exercice et statuts

Des affectations très variées

Le gendarme peut être affecté dans une unité de gendarmerie départementale, dans un escadron de gendarmerie mobile, à la garde républicaine, dans une brigade de prévention de la délinquance juvénile, dans la gendarmerie de l'air, de l'armement, des transports aériens, maritimes, dans les unités d'outre-mer, les états-majors, les ambassades, les organismes internationaux, au GIGN...

Intervenir à tout moment

Toujours en uniforme, le gendarme exerce un métier d'action et effectue des déplacements quotidiens, en voiture ou à moto.Il peut intervenir de jour comme de nuit et le week-end. À deux ou en petit groupe, il travaille sous la houlette d'un commandant d'unité. Spécialiste du terrain, il possède une fine connaissance de son secteur géographique.

Salaire

1366 euros brut par mois hors prime

Intégrer le marché du travail

Des recrutements en nombre

Sur environ 105 000 personnes, la gendarmerie comprend 74 000 gendarmes (sous-officiers), 14 700 gendarmes adjoints volontaires travaillant sous les ordres d'un sous-officier de carrière et 3 850 sous-officiers du corps de soutien technique et administratif.

Carrières différentes

Après quelques années, des examens internes lui permettent d'évoluer et de gravir ainsi les grades de maréchal des logis chef, adjudant, adjudant-chef, major voir d'intégrer le corps des officer de gandarmerie par voie interne. Quant au gendarme adjoint volontaire, il conclut un contrat de deux ans qu'il peut renouveler par un contrat de trois ans. Après 5 ans de service, il peut devenir lui-même sous-officier ou retourner dans le civil.

Accès au métier

A partir de 2011, il faudra le bac pour passer le concours de gendarme. Quant aux spécialistes, ils doivent posséder un diplôme correspondant à la spécialité postulée.

Niveau Bac

  • gendarme : être âgé de plus de 18 ans et de moins de 36 ans, mesurer 1,70 m pour les hommes et 1,60 m pour les femmes. Après réussite aux épreuves d'admission, le candidat suit une formation rémunérée de 12 mois, sanctionnée par le certificat d'aptitude à la gendarmerie ;
  • gendarme spécialiste : être âgé de 17 ans et de moins de 29 ans, mesurer au moins 1,54 m pour les hommes et 1,50 m pour les femmes sauf pour le Choeur de l'armée française, et justifier d'au moins un CAP ou d'une expérience professionnelle en rapport direct avec la spécialité. Pour celle d'employé de bureau et télécommunication informatique, le niveau bac est exigé. Les élèves suivent une formation militaire de 10 semaines, suivie d'un enseignement spécifique d'une durée variable. On ne peut se présenter plus de 3 fois au concours ;
  • Pour devenir volontaire (gendarme adjoint) : être âgé de 17 ans à 26 ans au plus, être soumis aux mêmes conditions de taille que les gendarmes de carrière et passer différents tests. La formation dure 3 mois.

Fiche métier galerie A7

La galerie A7 est un lieu où sont entreposés des tableaux à vendre. La galerie A7 est composé de 8 artistes dont 2 sculpteurs et 6 peintres.
C'est une association " loi de 1901 " :

Une association loi de 1901 doit remplir plusieurs conditions :

  • être composée d'au moins deux personnes ;
  • doit avoir un autre but que de partager des bénéfices. De plus, l'activité de l'association ne doit pas enrichir directement ou indirectement l'un de ses membres.
  • le poste obligatoire au sein d'une association loi de 1901 est celui du responsable face à la loi (administrateur ou encore nommé président, directeur, ou autre… (cf. Art. 5 de la loi de 1901)).

lundi 21 novembre 2011

Fiche métier peintre

  • Niveau d'accès : CAP ou équivalent
  • Salaire débutant : 1200 €
  • Statut(s) : Statut artisan, Statut salarié
  • Secteur(s) professionnel(s) :
  • Architecture - BTP

Nature du travail

La touche finale

Qu'il intervienne sur un chantier de construction ou participe à des travaux de rénovation, le peintre en bâtiment apporte aux locaux la touche finale en habillant les façades, les murs et les plafonds.

Installation et préparation

Il monte des échafaudages, installe des tables à tréteaux pour y poser outils et matériaux, déploie des bâches pour protéger le mobilier et la moquette. Commence alors un long travail de préparation du support. Il faut décoller l'ancien papier peint, décaper les vieilles peintures, colmater les fissures, poncer, enduire... Une fois que les surfaces sont parfaitement lisses, le revêtement peut être appliqué.

Le choix des outils

Entre ses mains, les pinceaux succèdent aux rouleaux, les brosses aux pistolets : à chaque instant, le peintre doit trouver l'outil le mieux adapté aux travaux à réaliser. Il faut aussi choisir entre les peintures (mates ou satinées), les vernis... Doté d'une sensibilité artistique, le peintre peut se muer en décorateur, essayant tantôt d'imiter le bois ou le marbre, tantôt d'obtenir un effet en trompe-l'oeil.

Compétences requises

L'oeil d'un artiste

Application des peintures et des vernis, isolation, étanchéité... Les compétences du peintre en bâtiment sont variées. Connaître les matériaux et maîtriser les techniques ne suffit pourtant pas : il faut aussi posséder l'oeil et le savoir-faire d'un artiste pour bien utiliser les couleurs, harmoniser les diverses nuances et créer une atmosphère.

Le sens de l'adaptation

Polyvalent, il s'adapte à tout type de chantier et s'intéresse aux différents revêtements utilisés dans le bâtiment : peintures décoratives, mais aussi moquettes collées, revêtements vinyliques, plaques de liège, etc.

Du soin et de la rigueur

Doté d'une bonne condition physique, il fait preuve de beaucoup de patience, de minutie, d'habileté et de soin dans son travail. Sur le chantier, il respecte les consignes de sécurité et manipule avec précaution les outils et les produits. Juché parfois en hauteur, il ne doit pas être sujet au vertige.

Lieux d’exercice et statuts

De la maison à l'usine

Maisons individuelles, lieux publics, bureaux, magasins ou usines... Les chantiers changent, les clients aussi. Un peintre en bâtiment doit être suffisamment polyvalent pour pouvoir proposer une offre globale, qu'il adaptera ensuite en fonction de besoins particuliers.

Peintures, parquets et vitres

De plus en plus souvent, ce professionnel de la peinture est sollicité pour poser d'autres types de revêtements : du papier peint, du sol souple, des parquets... et même des vitres !

Suivre l'évolution des techniques

Les techniques et matériaux sont en évolution constante. Les nouvelles peintures décoratives permettent d'obtenir des effets de matière (paillettes, gouttelettes...) ou des surfaces patinées, spatulées, froissées, épongées...

Un travail d'équipe

Sous l'autorité d'un chef d'équipe, le peintre en bâtiment travaille seul ou en collaboration avec les autres ouvriers du chantier (l'électricien, le plombier, etc.). Il exerce ses talents à l'intérieur de locaux ou à l'extérieur.

Salaire

Salaire du débutant

À partir du Smic.

Intégrer le marché du travail

Professionnels recherchés

Quel que soit son niveau de formation, un jeune n'aura guère de mal à trouver un emploi de peintre. C'est, bien sûr, dans les villes que les opportunités sont les plus nombreuses. Et auprès des PME, largement majoritaires dans le secteur du bâtiment. Les entreprises recherchent des professionnels polyvalents, capables de réaliser divers travaux : isolation, peinture décorative, etc.

Devenir chef de chantier

Les titulaires d'un bac pro peuvent ambitionner de devenir chefs de chantier, voire de s'installer à leur compte, s'ils possèdent des notions de gestion et de comptabilité. Autres conditions nécessaires pour pouvoir évoluer : avoir de l'expérience, de la volonté et le sens des responsabilités.

Accès au métier

Commencer par un CAP

Le CAP peintre-applicateur de revêtements constitue le niveau minimum requis à l'embauche. Le CAP se prépare en 2 ans après la classe de 3e , dans un lycée professionnel ou un centre de formation d'apprentis.

  • Le CAP permet d'entrer directement dans la vie active, quitte à passer, après 2 ans d'activité professionnelle, un BP (brevet professionnel) peinture revêtements pour pouvoir animer une équipe. Le BP se prépare en 2 ans après le CAP ou un autre diplôme de niveau V.
  • Le bac pro aménagement et finition du bâtiment, se prépare en 3 ans après la classe de 3e à temps plein dans un lycée professionnel ou par apprentissage. Les titulaires de ce bac pro pourront plus facilement accéder à des postes de responsabilité (chef d'équipe, par exemple).
  • Autre solution pour faire évoluer sa carrière : passer une MC peinture décoration, ce diplôme étant accessible après le bac pro aménagement finition ou le BP peinture revêtements. Ou préparer un BTS (brevet de technicien supérieur) aménagements et finition, en deux ans après le bac.

Fiche métier artiste

Création, métiers d'art

Les très nombreux métiers du secteur exigent passion, talent et ténacité. Mais les professions les plus médiatisées, qui attirent un grand nombre de jeunes, ne sont pas forcément les plus accessibles.

LE SECTEUR
L’excellence n’empêche pas la précarité
Vivre de son art n’est pas chose facile. La France est l’un des pays les plus riches en matière de patrimoine artistique. Pourtant, près de la moitié des 52.000 artis­tes plasticiens exercent une seconde activité professionnelle pour assurer leurs fins de mois. Et les aides publiques ou privées, le “mécénat” familial et les allocations sociales s’avèrent indispensables. Même des professions jusqu’alors épargnées, telle celle de graphiste, sont fragilisées. Le nombre de salariés recule pour laisser place à de plus en plus de travailleurs indépendants. Toujours aussi nombreux, les artisans d’art sont, quant à eux, 100.000 en France, dans quelque 38.000 ateliers. Le chiffre d’affaires annuel de leur activité est de 8 milliards d’euros. Le secteur est dynamique, porté par son excellente réputation auprès des professionnels du monde entier. Mais il n’attire plus les jeunes, au risque de voir des ateliers disparaître faute de repreneurs… Avis aux vocations !

LES METIERS
L’artisanat d’art recrute
Du côté de la création, les professionnels qui s’insèrent le mieux sur le marché du travail sont les artistes polyvalents qui acceptent de mettre leur créativité au service de la communication, du marketing ou de l’industrie. Dans les métiers d’art, qui comptent 217 spécialités recon­nues, les besoins fluctuent, mais la valeur sûre reste le secteur du bâtiment, qui a sans cesse besoin de bras. Les activités du bois et du bijou sont toujours importantes, portées par un grand nombre d’entreprises (8.200 en bois et 6.400 dans le bijou).


LES FORMATIONS
Des écoles à la réputation internationale
Dans le secteur, certaines écoles d’art ont acquis au fil des années une réputation qui dépasse les frontières de la France. Les trois grandes écoles publiques (ENSBA, ENSAD, ENSCI) délivrent en cinq ans leur propre diplôme. Elles recrutent sur concours ultra-sélectif : beaucoup de candidats pour une petite poignée d’élus… Il existe également en régions une cinquantaine d’écoles dites des "beaux-arts". Elles forment leurs étudiants en trois à cinq ans. Du côté du privé, les écoles artistiques ne sont pas en reste. Certaines d’entre elles ont aussi une excellente réputation : ESMOD, ESAG Penninghen, LISAA, etc. La durée des études y est très variable et les frais de scolarité souvent très élevés.
Si vous souhaitez suivre un cursus plus court et très concret, il existe bon nombre de CAP. L’apprentissage est la voie royale pour les métiers de l’artisanat d’art. Mais les recruteurs ne se contentent plus du CAP et exigent des qualifications supérieures. Il est donc conseillé de compléter le CAP par un BMA puis un DMA. Pour une durée d’études équivalente, il existe sept BTS (brevets de technicien supérieur) en arts appliqués. Ils peuvent être prolongés par un DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués, de niveau bac + 4).

jeudi 17 novembre 2011

Chambre des metiers et de l'artisanat

La Chambre de Métiers et de l'Artisanat de Lot-et-Garonne est un établissement public administré par des artisans élus. Le bureau, composé de 11 administrateurs élus, prend l'ensemble des décisions nécessaires au bon fonctionnement des services.

Le secrétariat général applique la politique des élus, coordonne et contrôle les activités des différents services de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat:

le Centre de Formalité des Entreprises :

le Service de Développement des Entreprises

le Centre de Formation des Métiers

la Formation des Artisans

la Formation Universitaire

le Centre d'Aide à la Décision

le Foyer des Jeunes Travailleurs

Fiche metier architecte

  • Niveau d'accès : bac + 5
  • Salaire débutant : 1500 €
  • Statut(s) : Statut fonctionnaire, Libéral, Statut salarié

Nature du travail

Étude de faisabilité

Tout commence par une étude de faisabilité qui prend en compte les impératifs économiques, la réglementation de la construction, le choix des matériaux (verre, bois, béton...) et les caractéristiques du terrain (bruit, sécurité...). Il devient alors possible d'élaborer un avant-projet détaillé, qui servira de base à la demande du permis de construire.

Plans d'exécution

Une fois le projet adopté et le permis obtenu, il faut dessiner les plans d'exécution avec l'aide de logiciels spécialisés. Un dossier reprenant scrupuleusement toutes les indications techniques est alors monté. Pour certains, la mission s'arrête là. Pour d'autres, elle continue.

Suivi de chantier

Parfois, les architectes sélectionnent les entreprises du BTP qui vont réaliser les travaux et négocient les prix. Ils peuvent aussi assurer des visites de chantier et rédiger des comptes-rendus. Cette dernière mission est plutôt confiée à des architectes confirmés, capables de repérer les erreurs susceptibles de compromettre le projet.

Compétences requises

Créatif, à l'écoute des autres

Même si l'architecte conseille ses clients dans leurs choix, il doit avant tout répondre à leurs envies et à leurs exigences. Il doit également se plier aux contraintes de la législation. Autrement dit, il a rarement l'occasion de construire la maison de ses rêves. C'est aussi un travail d'équipe : il faut être capable de dialoguer avec des professionnels de multiples spécialités, du maçon à l'urbaniste.

Rigoureux

Concilier l'art et la technique : tel est le principal défi de l'architecte. Maîtrisant parfaitement la CAO et le DAO (conception et dessin assistés par ordinateur), il se tient au courant des innovations technologiques, qui vont bon train dans le domaine de la construction. Il sait aussi gérer un budget et manier quelques notions juridiques (code des marchés publics, etc.).

Le sens des responsabilités

La responsabilité civile de l'architecte est énorme. Elle s'exprime non seulement lors de la réalisation de l'ouvrage, mais aussi pendant la période dite de garantie décennale (dix ans à compter de l'achèvement des travaux).

Lieux d’exercice et statuts

Surtout en libéral

La majorité des architectes (70%) exerce en libéral. Ils sont alors seuls maîtres à bord dans leur cabinet. Ils sont toutefois de plus en plus nombreux à s'associer au sein de sociétés d'architecture pour partager les charges. Quelques-uns (en général les débutants) optent pour le statut de salarié. Enfin, une minorité passe un concours pour devenir fonctionnaire.

Un rythme irrégulier

L'exercice de ce métier implique à la fois des déplacements sur le terrain et un travail important en agence, qui ne peut pas toujours être planifié et subit, souvent, des à-coups, au gré des commandes qui tombent. Les emplois du temps sont variables, mais forcément chargés si on veut gagner sa vie.

Salaire

Salaire du débutant

Dans une agence de petite taille, entre 1500 et 1900 euros brut par mois.

Intégrer le marché du travail

La fin de la crise

La fin de la crise du bâtiment a relancé la demande et les jeunes diplômés en architecture bénéficient de meilleures conditions d'insertion que leurs aînés. Ils n'ont pas trop de mal, par exemple, à se faire recruter dans des agences. Mais parfois pour de mauvaises raisons : il arrive, en effet, qu'on voit en eux une main d'oeuvre enthousiaste et surtout... bon marché !

Des débuts difficiles

Les étudiants qui sortent des écoles, après 5 ou 6 années d'études, connaissent parfois des désillusions. Les postes qu'on leur propose en agence ne sont pas toujours à la hauteur de leur qualification. Et les petites structures ne les recrutent parfois que le temps de boucler un gros dossier. Quant à l'aventure libérale, elle est risquée.

Accès au métier

Cinq ou six ans après le bac

Les études d'architecture sont longues : cinq ans après le bac, minimum. Elles demandent autant de connaissances en dessin et histoire de l'art qu'en sciences et techniques.

  • Le diplôme d'État d'architecte correspond au grade de master dans le nouveau schéma européen des études. Il se prépare dans une des vingt écoles d'architecture dépendant du ministère de la Culture, ou à l'Institut national des sciences appliquées de Strasbourg ( INSA, quatre ans d'études, accès sur prépa et concours) ou l'École spéciale d'architecture (ESA) qui se situe à Paris (cinq ans d'études, examen d'entrée ouvert aux bacheliers).

Une année supplémentaire est nécessaire pour valider la capacité à exercer la maîtrise d'oeuvre, permettant de s'inscrire à l'Ordre des architectes et d'exercer en son nom propre.

Emprunter d'autres voies

L'architecture ne se limite pas à la seule maîtrise d'oeuvre. Des opportunités existent en amont et en aval des projets. Pour ne plus avoir à courir après les commandes, on peut très bien passer du côté des maîtres d'ouvrage (collectivités territoriales, par exemple), des gestionnaires de patrimoine et autres professionnels de l'immobilier... Avec, à la clé, des salaires plus confortables.

Compagnon du tour de France

Comment devient-on Compagnon ?


Pour entrer chez les Compagnons, il faut être avant tout un professionnel. Vous devez donc avoir un niveau CAP minimum pour postuler. Dans le cas contraire, vous pouvez suivre cette formation au métier qui vous intéresse dans un de nos centres de formation (cliquez sur la carte ci-contre pour les découvrir).
Pour être admis sur le Tour de France vous pouvez vous adresser à n'importe lequel de nos centres en région ). Il vous faudra remplir un formulaire d'inscription puis vous serez convoqué au siège compagnonnique le plus proche de chez vous pour passer un entretien de motivation et un test de connaissances.

Les cinq grandes sociétés de métiers


Une fois votre candidature acceptée, vous êtes accueilli dans la Société qui correspond à votre spécialité. Il en existe 5 au sein des Compagnons du Tour de France :

  • La Société des Compagnons Charpentiers des Devoirs du Tour de France
  • La Société des Compagnons Maçons, Tailleurs de Pierres des Devoirs du Tour de France.
  • La Société des Compagnons et Affiliés Menuisiers et Serruriers du Devoir de Liberté
  • La Société des Compagnons Passants Bon Drilles, Couvreurs, Zingueurs, Plombiers et Plâtriers du Devoir du Tour de France
  • La Société des Compagnons Peintres-Vitriers du Devoir du Tour de France


Progresser dans le Compagnonnage


Le compagnonnage valorise le travail. C'est pourquoi l'élève doit passer par certaines étapes avant d'être nommé Compagnon.

De l'aspirant au Compagnon Fini


L'aspirant, l'affilié ou le jeune homme (le terme change selon les Sociétés de métiers) est le premier titre du Compagnon. C'est au bout de 2 à 3 ans que l'élève postule pour être admis dans sa Société de métier (voir le chapitre 1 : Comment devient-on Compagnon).
Plus tard, l'affilié accède au rang de Compagnon Reçu en proposant à sa Société un « Chef d'œuvre ». Sorte de maquette représentant un ouvrage technique original qu'il prépare en dehors des heures de travail et des cours. Ce chef d'œuvre devra prouver l'assiduité et la dextérité de l'élève pour être accepté par sa Société. (voir sur ce sujet le dossier : Le musée des Chefs-d'oeuvre).
Par la suite, le Compagnon Reçu a le droit de dispenser des cours, diriger une équipe et effectuer des ouvrages complexes.
C'est une fois arrivé à ce rang que le compagnon se « sédentarise » pour transmettre son savoir aux plus jeunes et les encadrer.

Cette implication dans la vie de sa Société de métiers est sanctionnée par le titre le plus élevé : celui de "Compagnon Fini".

Comment se déroule concrètement le Tour de France ?


La vie au sein des Sièges


Les maisons de Compagnons appelées Sièges sont principalement implantées près des grandes métropoles.
Il s'agit de véritables foyers d'accueil qui ont une capacité d'hébergement pouvant varier de 20 à 100 lits et chaque structure a un point commun : elle offre le gîte, le couvert et des salles de cours.
Une bibliothèque, une salle de jeux et de télévision sont à la disposition des jeunes pendant leur temps libre.
Chaque année dans les sièges, un jeune compagnon itinérant est désigné par ses pairs, pour assurer la fonction de "rouleur fédéral". Son rôle est de faire respecter les traditions du compagnonnage. Parfois une « Mère » assure la gestion quotidienne du Siège et reste à l'écoute des jeunes éloignés de leur cellule familiale.
La vie en communauté fait des élèves les acteurs de la vie du Siège. En dehors des cours et avec l'aide des compagnons sédentaires, ils organisent de nombreuses activités : match de foot entre Sièges, soirée culturelles et conférences, visite de la ville ou d'ateliers voire d'usines, repas entre compagnons...

Encadrement


Issus de toutes les régions de France et d'Europe, le challenge pour les futurs compagnons est d'apprendre à devenir autonome. Éloignés de leur famille, il leur est difficile de passer du statut de scolaire à celui de salarié et de gérer leur budget en conséquence. Mais les compagnons sont là pour vous aider !
L'insertion dans la vie active des jeunes est en effet la priorité du compagnonnage. Le directeur du siège et les "compagnons sédentaires" (voir le chapitre 4 : Progresser dans le compagnonnage) sont donc là pour vous guider dans votre choix de métier. Ce sont eux qui vous placent en entreprise et vous suivent tout au long de votre parcours. Ils sont là pour vous conseiller, vous écouter et vous épauler.


Administration


Dans chacun des sièges, un directeur est nommé par le conseil d'administration pour assurer la gestion du foyer. Ce directeur, avec l'aide des compagnons sur place, veille au respect du règlement intérieur et à la vie communautaire. Tous les mois, une réunion entre le Conseil d'Administration de la Fédération Régionale et les Directeurs de chaque siège permettent de contrôler leur bonne administration.
Issu de la création de la Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment (FCMB), créée en 1952 (voir ci-contre : L'histoire du Compagnonnage) l'éthique compagnonnique est appliquée dans tous les sièges. Elle prône le respect et la transmission des valeurs morales et professionnelles, à la base du Compagnonnage.

Du CAP à la Licence professionnelle


Pour les Compagnons, la formation est primordiale. C'est d'autant plus vrai que l'importance grandissante des nouvelles technologies dans les métiers du bâtiment requiert un enseignement pointu car plus technique.
C'est pourquoi nous avons construit un véritable parcours de formation allant du CAP à la Licence professionnelle.

L'expérience acquise est valorisée


Mais il faut bien comprendre que chez les Compagnons, l'expérience est aussi importante que les diplômes. Les années de Compagnonnage permettent à chacun de progresser à son rythme. Un élève peut devenir Compagnon au bout de 2 ou de 5 ans. Il présente sa « Maquette » ou « Chef d'œuvre » lorsqu'il se sent prêt.
Tout au long de son Tour de France, il bénéfie de formations dites de promotion sociale, dispensées en cours du soir. Grâce à ces formations ainsi qu'à la validation de l'expérience acquise sur le terrain il peut obtenir des diplômes.