Création, métiers d'art
Les très nombreux métiers du secteur exigent passion, talent et ténacité. Mais les professions les plus médiatisées, qui attirent un grand nombre de jeunes, ne sont pas forcément les plus accessibles.
| LE SECTEUR |
L’excellence n’empêche pas la précarité
Vivre de son art n’est pas chose facile. La France est l’un des pays les plus riches en matière de patrimoine artistique. Pourtant, près de la moitié des 52.000 artistes plasticiens exercent une seconde activité professionnelle pour assurer leurs fins de mois. Et les aides publiques ou privées, le “mécénat” familial et les allocations sociales s’avèrent indispensables. Même des professions jusqu’alors épargnées, telle celle de graphiste, sont fragilisées. Le nombre de salariés recule pour laisser place à de plus en plus de travailleurs indépendants. Toujours aussi nombreux, les artisans d’art sont, quant à eux, 100.000 en France, dans quelque 38.000 ateliers. Le chiffre d’affaires annuel de leur activité est de 8 milliards d’euros. Le secteur est dynamique, porté par son excellente réputation auprès des professionnels du monde entier. Mais il n’attire plus les jeunes, au risque de voir des ateliers disparaître faute de repreneurs… Avis aux vocations !
Vivre de son art n’est pas chose facile. La France est l’un des pays les plus riches en matière de patrimoine artistique. Pourtant, près de la moitié des 52.000 artistes plasticiens exercent une seconde activité professionnelle pour assurer leurs fins de mois. Et les aides publiques ou privées, le “mécénat” familial et les allocations sociales s’avèrent indispensables. Même des professions jusqu’alors épargnées, telle celle de graphiste, sont fragilisées. Le nombre de salariés recule pour laisser place à de plus en plus de travailleurs indépendants. Toujours aussi nombreux, les artisans d’art sont, quant à eux, 100.000 en France, dans quelque 38.000 ateliers. Le chiffre d’affaires annuel de leur activité est de 8 milliards d’euros. Le secteur est dynamique, porté par son excellente réputation auprès des professionnels du monde entier. Mais il n’attire plus les jeunes, au risque de voir des ateliers disparaître faute de repreneurs… Avis aux vocations !
| LES METIERS |
L’artisanat d’art recrute
Du côté de la création, les professionnels qui s’insèrent le mieux sur le marché du travail sont les artistes polyvalents qui acceptent de mettre leur créativité au service de la communication, du marketing ou de l’industrie. Dans les métiers d’art, qui comptent 217 spécialités reconnues, les besoins fluctuent, mais la valeur sûre reste le secteur du bâtiment, qui a sans cesse besoin de bras. Les activités du bois et du bijou sont toujours importantes, portées par un grand nombre d’entreprises (8.200 en bois et 6.400 dans le bijou).
Du côté de la création, les professionnels qui s’insèrent le mieux sur le marché du travail sont les artistes polyvalents qui acceptent de mettre leur créativité au service de la communication, du marketing ou de l’industrie. Dans les métiers d’art, qui comptent 217 spécialités reconnues, les besoins fluctuent, mais la valeur sûre reste le secteur du bâtiment, qui a sans cesse besoin de bras. Les activités du bois et du bijou sont toujours importantes, portées par un grand nombre d’entreprises (8.200 en bois et 6.400 dans le bijou).
| LES FORMATIONS |
Dans le secteur, certaines écoles d’art ont acquis au fil des années une réputation qui dépasse les frontières de la France. Les trois grandes écoles publiques (ENSBA, ENSAD, ENSCI) délivrent en cinq ans leur propre diplôme. Elles recrutent sur concours ultra-sélectif : beaucoup de candidats pour une petite poignée d’élus… Il existe également en régions une cinquantaine d’écoles dites des "beaux-arts". Elles forment leurs étudiants en trois à cinq ans. Du côté du privé, les écoles artistiques ne sont pas en reste. Certaines d’entre elles ont aussi une excellente réputation : ESMOD, ESAG Penninghen, LISAA, etc. La durée des études y est très variable et les frais de scolarité souvent très élevés.
Si vous souhaitez suivre un cursus plus court et très concret, il existe bon nombre de CAP. L’apprentissage est la voie royale pour les métiers de l’artisanat d’art. Mais les recruteurs ne se contentent plus du CAP et exigent des qualifications supérieures. Il est donc conseillé de compléter le CAP par un BMA puis un DMA. Pour une durée d’études équivalente, il existe sept BTS (brevets de technicien supérieur) en arts appliqués. Ils peuvent être prolongés par un DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués, de niveau bac + 4).
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